rêve parisien.
je suis entre la terre et l'eau, je longe la seine où les lumières se prélassent, il fait froid mais la chaleur humaine me réchauffe, il y a des rires, des notes une bou- teille une guitare, la seine semble danser, les têtes tournent et les guitares chan- tent, ambiance bohème où le temps n'a plus son mot à dire, seule la nuit parle et me dit ne plus m'arrêter de rire de vivre et de marcher. je continue mon chemin, mes pas foulent les pavés irréguliers d'une rue encerclée de restaurants éclairés, la foule se presse, se mouve dans un même geste, parle fort, a les mêmes envies de nuit chaude et d'expériences inoubliables, les lumières se cognent aux visages et se miroitent sur les sourires, il y a des odeurs des goûts et des danses exotiques, des talons qui cla- quent et des hanches qui se frolent. au dessus, la tour eiffel brille de mille feux quand sonnent les douze coups de minuit, elle surveille fièrement les gens qui se sont endormis ou ceux qui la regardent avec envie. plus loin, les champs elysées ne dorment jamais, rue toujours bondée et vivante, jamais endormie jamais morte, rue qui symbo- lise à elle toute seule un monde entier qui ne cesse de se mouvoir aussi vite que des phares de voitures, que des lumières effrayantes dans un monde qui va trop vite. on y trouve des magasins aux allures de cathédrales où chanel nargue le visiteur lambda, à boire à n'importe quelle table de laquelle on peut apercevoir l'arc de triomphe. enfin, des escaliers tortueux qui mènent à une colline, à un village convivial où les artistes se réfugient pour vivre de leur art à coups de croquis plus ou moins adroits, des ruelles sinueuses où les bars sont toujours ouverts, de douces lumières, une vue magnifique sur la plus belle ville du monde.
j'y reviendrai un jour,
récupérer le bout de moi que j'ai laissé au détour des rues.