THIS IS THE END, BEAUTIFUL FRIENDS.

THIS IS THE END, BEAUTIFUL FRIENDS.
ici, c'est fini.

non, je ne vous manquerai pas.

# Posted on Friday, 10 October 2008 at 3:32 PM

Edited on Tuesday, 09 December 2008 at 12:19 PM

when the heat dies down, i'll be back in town.

when the heat dies down, i'll be back in town.

rêve parisien.

je suis entre la terre et l'eau, je longe la seine où les lumières se prélassent, il fait froid mais la chaleur humaine me réchauffe, il y a des rires, des notes une bou- teille une guitare, la seine semble danser, les têtes tournent et les guitares chan- tent, ambiance bohème où le temps n'a plus son mot à dire, seule la nuit parle et me dit ne plus m'arrêter de rire de vivre et de marcher. je continue mon chemin, mes pas foulent les pavés irréguliers d'une rue encerclée de restaurants éclairés, la foule se presse, se mouve dans un même geste, parle fort, a les mêmes envies de nuit chaude et d'expériences inoubliables, les lumières se cognent aux visages et se miroitent sur les sourires, il y a des odeurs des goûts et des danses exotiques, des talons qui cla- quent et des hanches qui se frolent. au dessus, la tour eiffel brille de mille feux quand sonnent les douze coups de minuit, elle surveille fièrement les gens qui se sont endormis ou ceux qui la regardent avec envie. plus loin, les champs elysées ne dorment jamais, rue toujours bondée et vivante, jamais endormie jamais morte, rue qui symbo- lise à elle toute seule un monde entier qui ne cesse de se mouvoir aussi vite que des phares de voitures, que des lumières effrayantes dans un monde qui va trop vite. on y trouve des magasins aux allures de cathédrales où chanel nargue le visiteur lambda, à boire à n'importe quelle table de laquelle on peut apercevoir l'arc de triomphe. enfin, des escaliers tortueux qui mènent à une colline, à un village convivial où les artistes se réfugient pour vivre de leur art à coups de croquis plus ou moins adroits, des ruelles sinueuses où les bars sont toujours ouverts, de douces lumières, une vue magnifique sur la plus belle ville du monde.

j'y reviendrai un jour,
récupérer le bout de moi que j'ai laissé au détour des rues.

# Posted on Sunday, 05 October 2008 at 9:53 AM

Edited on Sunday, 05 October 2008 at 11:56 AM

& it rained all night, the tick tock tick of a ticking timebomb.

& it rained all night, the tick tock tick of a ticking timebomb.

"regarde moi dans les yeux quand tu me parles."

"je n'aime pas te regarder dans les yeux parce que j'ai peur des ombres qui y flottent, quand tu lèves tes pupilles sombres et que tu les plantes dans les miennes, j'y vois les couleurs des cauchemars dont on ne s'est jamais vraiment éveillés, j'y vois les couleurs des souvenirs qui pèsent trop lourds, j'y vois les angoisses accro- chées qui font ployer le dos et trainer les pieds. je vois du rouge comme le sang qui suinte sur les tables d'opération, j'y vois du vert sombre comme de l'espoir qui aurait flétri et se serait fané, j'y vois du gris comme des toiles d'araignées et du noir comme les tunnels sans fin du doute. j'ai peur tu sais, j'ai peur pour toi, j'ai peur que te laisses gagner par tes angoisses, j'ai peur que tu te noies dans une flaque d'eau, j'ai peur que tu t'écroules sous le poids des feuilles qui tombent, j'ai peur que le ciel te tombe sur la tête, mais encore le ciel n'est rien à côté que ce qui est dans ta propre tête, il est infiniment moins lourd. ne m'interromps pas, je sais ce que tu vas me dire, je vais bien ne t'en fais pas, arrête de tout nier en bloc, même ton corps te trahit! ta peau si fine ne tiendra pas le coup face aux démons qui se déchainent en toi, regarde elle se craquèle à quel- ques endroits, prête à se fendiller et à s'ouvrir en plaies purulente d'où s'échapperont des nuages de cauche- mars. regarde les cernes qui marquent tes yeux, on dirait qu'ils ont été creusé pour recevoir toutes tes peines, ils sont chaque jours un peu plus profond, tu es presque morte, le sang n'y circule même plus. un jour tu vas craquer, la faille dans ton ventre prend chaque jour un peu plus de place, bientôt tu vas te re- trouver coupée en deux, celle que tu as été et celle que tu aurais voulu être, et elles se toiseront et se lanceront des insultes. des âmes comme la tienne, au paradis on en veut pas. elle ira se noyer dans l'écume des vagues..."

"tes peurs, garde les pour toi. ça va bien, j'ai même le sourire, tu vois."

"ce sont tes cauchemars et tes angoisses qui me sourient."

# Posted on Thursday, 02 October 2008 at 1:50 PM

Edited on Sunday, 05 October 2008 at 11:55 AM

back from the dead.

back from the dead.

septembre a un goût doux et amer à la fois, sa mélancolie me surprend à chaque pas. les flaques d'eau reflètent le ciel qui fait la moue, les feuilles tombent comme des larmes. le vent grince et murmure des paroles d'espoir. il y a quelque chose de nouveau dans l'air, une nouvelle mélodie pas encore savourée.


il y a quoi au bout du chemin?

# Posted on Sunday, 28 September 2008 at 11:46 AM

Edited on Thursday, 09 October 2008 at 1:30 PM

the sound of your sorrow comes.

the sound of your sorrow comes.
FICTION.
donner son amitié à quelqu'un, c'est signer un pacte irréfutable. accorder sa confiance à quelqu'un, c'est lui donner l'autorisation de te détruire à tout moment. dévoiler ses faiblesses, c'est tendre la joue aux coups et aux crachats. enlever le masque protecteur de l'indifférence, c'est accepter de recevoir des gravats en pleine figure. partager un bout de son âme avec quelqu'un, c'est prendre le risque de l'abandonner dans la cohue de l'indifférence et du mépris jusqu'à ce qu'elle s'écrase sur le sol et suinte sur les murs en longues trainées de honte.

l'amitié et la confiance sont une forme de suicide.
FICTION.

# Posted on Wednesday, 24 September 2008 at 1:01 PM

Edited on Sunday, 05 October 2008 at 11:54 AM